L’enregistrement d’une certification par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle  implique d’élaborer deux types de référentiels :

bouton  le référentiel de compétences,
bouton  le référentiel de certification ou d’évaluation.

Mais cette réflexion s’avère nécessaire pour mettre en place des formations au plus près des besoins des entreprises ou des branches professionnelles.

De plus, du point de vue des apprenants, elle permet également de donner du sens aux formations dispensées en faisant correspondre les contenus qui figurent dans le référentiel de formation avec le métier, en rendant visible l’opérationnalisation des savoirs.

Le référentiel de compétences sert à donner une représentation la plus exacte possible du métier dans ses différentes variétés

Il se décompose en deux parties

  • le référentiel d’activités
  • le référentiel de compétences

Pour élaborer le référentiel d’activités plusieurs investigations sont possibles

  • interviewer individuellement les professionnels exerçant le métier et leur hiérarchie, pour recueillir des informations soit sur le poste de travail soit sur les enjeux stratégiques pour les entreprises
  • réunir autour d’une table un panel de professionnels représentant les différentes acceptions du métier.

L’objectif est de leur demander de décrire ce qu’ils font et comment : en relation avec qui, avec quels outils, et quels sont le résultat et la performance visé.

Il est aussi possible d’avoir recours à d’autres méthodes plus complexes de l’analyse du travail comme l’observation sur le poste de travail.

Notre conseil : un travail préalable peut-être réalisé via un recueil documentaire en étudiant les codes ROME, des offres d’emploi ou fiches de poste ou encore les sites d’informations sur les métiers


Agir avec compétence, c’est, pour un individu,  être capable de combiner dans un contexte professionnel donné les ressources pertinentes qu’il possède (intrinsèques) ou que lui propose son environnement (extrinsèques) pour effectuer les missions qui lui sont assignées.

Pour formaliser la compétence il est donc nécessaire de décrire avec précision le contexte dans lequel l’activité s’exerce.
Les éléments contextuels recueillis lors des entretiens et des réunions préliminaires évoqués ci-dessus sont alors réutilisés.

Notre conseil : recueillir des éléments suffisamment précis lors des entretiens facilite la rédaction des compétences


Le référentiel de certification est encore appelé référentiel d’évaluation, il permet de vérifier l’acquisition des compétences

Le référentiel de certification est constitué de trois éléments

  • les compétences évaluées qui constituent les buts de l’évaluation,
  • les modalités d’évaluation qui en précisent les conditions de réalisation,
  • les critères et indicateurs qui définissent les instruments de mesure.

Modalités d’évaluation et compétences évaluées doivent être en cohérence, aussi ses dernières peuvent elles :

  • coïncider totalement avec les compétences définies dans le référentiel de compétences,
  • coïncider partiellement,
  • ou encore les scinder en plusieurs éléments.

Notre conseil : veiller au nombre de compétences évaluées pour ne pas mettre en place un dispositif trop complexe



Les modalités d’évaluation indiquent les méthodes ou outils qui vont être utilisés pour procéder à ces évaluations. Elles fixent les conditions de réalisation des évaluations : attendus, durée, travail individuel en binôme ou en équipe, ressources utilisables, composition des jurys, etc.
Elles diffèrent en fonction des objets évalués. On peut trouver des QCM pour évaluer des connaissances par exemple, des études de cas ponctuelles, des réalisations de projets, des mises en situation professionnelles reconstituées ou réelles.

Notre conseil : elles peuvent être réalisées en établissement d’enseignement ou en entreprise. Ce dernier cas permet d’évaluer au plus près la compétence professionnelle



Les critères et les indicateurs permettent de caractériser et mesurer les éléments qui serviront de repères pour apprécier la performance. Il est souhaitable que ces critères et indicateurs dans le puissent également être utilisés dans le cas d’une validation par les acquis de l’expérience. (VAE).
Ils peuvent être qualitatifs ou quantitatifs et sont formalisés le plus souvent dans des grilles d’évaluation,

Notre conseil : utiliser le plus possible les critères et des indicateurs utilisés dans les entreprises


Il arrive logiquement après les deux précédents. Aux compétences sont associés les différents savoirs à mobiliser pour arriver au résultat visé : savoirs académiques fondamentaux, mais aussi procéduraux ou techniques,  savoir faire.

Notre conseil : le passage préalable par les compétences et l’évaluation facilite grandement la déclinaison en objectifs généraux et pédagogiques