Établissements d’enseignement supérieur : vers le mariage pour tous

Depuis 2012, on assiste à une accélération dans le mouvement de rapprochement d’établissements d’enseignement supérieur, comme l’illustre la naissance de l’Institut Mines-Télécom ou de France Business School, qui émane de la fusion de Sup de Co Amiens Picardie, ESC Bretagne Brest, ESC Clermont et ESCEM.

Pourquoi de tels mouvements et quelles en sont les implications ?

Les raisons

Dans un environnement compétitif, c’est un moyen de redynamisation pour les écoles tant à l’échelle nationale que sur un plan international. Les établissements privés et publics ont besoin de cet outil de croissance.

Les critères de positionnement de Shanghai viennent notamment intensifier la course à un rayonnement international. L’envergure et la visibilité des établissements constituent les points saillants de ces exigences.

Ces associations favorisent l’élargissement, la réorganisation et la pertinence de l’offre de formation. Celle-ci devient plus perceptible et attrayante.

Le rapprochement favorise en outre les économies d’échelle et fédère les moyens pour stimuler la recherche. Il favorise en outre la mobilité des étudiants et enseignants-chercheurs.

Ces tendances confortent la notoriété nationale et internationale des établissements.

Les implications

La décision de fusionner plusieurs établissements peut émaner d’une entité privée ou publique et naît d’un désir commun des acteurs engagés dans la formation professionnelle : établissements d’enseignement, Etat, branches professionnelles, Régions.

Evidemment, la mise sur pied d’un tel projet inclut un apport financier de la part des établissements et exige une organisation rénovée.

Il s’agit de fédérer les acteurs impliqués. Dans cette logique, il faut parvenir à convaincre le sommet et la base de la nécessité et des avantages de la modification. Cette configuration nouvelle incite à réorienter et rénover leur coopération. Les acteurs doivent promouvoir un label commun tout en préservant la marque de chaque partie. Aussi devront-ils opter pour une gestion optimale.

Conclusion

Les actions de rapprochement constituent un passage de plus en plus nécessaire pour les établissements du supérieur. Cependant, cette étape ne doit pas être synonyme de dépenses supplémentaires mais de projet à retombées bénéfiques.

Dans cette perspective, un projet impliquant l’ensemble des acteurs concernés et mettant en œuvre une stratégie de restructuration réfléchie et concertée maximise les bénéfices attendus.