La relation avec les Anciens – Une évolution contrastée

La relation entre anciens diplômés est un vecteur essentiel pour le rayonnement de l’Enseignement supérieur. Quelles en sont les raisons ? Quelle est la réalité sur le terrain et quelles peuvent être les tentatives de solutions ?

Valeurs inestimables des anciens

Les anciens constituent un véritable apport sous divers angles :

  • Au niveau des finances : s’ils sont assis financièrement, leur contribution est capitale pour exécuter les programmes de développement.
  • Au niveau social : leur apport social et culturel est important, ce sentiment d’attachement à l’Ecole crée des liens forts.
  • Au niveau communicationnel : ils sont susceptibles de faire la publicité de leur établissement.
  • Dans la formation continue : l’établissement peut leur dispenser une formation payante.
  • Une véritable courroie de transmission en entreprises : les anciens ont la capacité de favoriser l’esprit d’ouverture des entreprises. Cependant, les écoles et universités françaises ne valorisent pas toujours ce potentiel qu’ils représentent. C’est un pan souvent négligé ou relégué au second plan. Par ailleurs, les fichiers sont parfois inexistants ou mal exploités.

Constat d’une relation conflictuelle avec les anciens

Depuis le siècle passé, les relations entre anciens sont marquées par le contraste. A l’origine, ils entretenaient des relations cordiales à l’image de l’ENSAM  (l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers). Aussi, la crise de l’emploi des années 90 a renforcé les liens entre cadres affectés, mais ils ne furent pas valorisés par leurs établissements.

C’est la loi LRU, promulguée en 2007 et communément appelée loi d’autonomie des universités qui bouleverse la tendance. Elle stipule que dès le 1er janvier 2013, les universités devraient être financièrement auto-suffisantes, ce qui a poussé leurs responsables à chercher des financements. Les Anciens sont donc devenus une assurance pour les universités et les Ecoles privées.

Le paradoxe franco-français

Mais l’équivoque surpasse le cadre financier et prend des proportions professionnelles et culturelles. Les rapports entre Anciens et Ecoles, le répertoire des diplômés, l’exécution des différents projets, la contribution de ces cadres sont des problèmes à résoudre pour garantir le bon fonctionnement de l’enseignement supérieur français.

S’agissant des finances, Opionway a mené une enquête sur les relations entre Anciens Etudiants et ex-établissements supérieurs français.

Voici le résultat : sur 601diplômés abordés, 7% seulement ont financé un projet de leur établissement. Dans la même logique, la majorité prétend être liée à son école.

Des solutions à envisager

Il serait possible de valoriser les Anciens par des mécanismes efficaces.

  • Travailler avec les plateformes sociales

L’essor des réseaux sociaux tels que : Copains d’Avant, LinkedIn, Viadeo et Facebook booste cet élan de rencontres. Il importe de s’approprier ces cadres et de choisir les mots susceptibles de faire perdurer les liens sur la toile.

  • Cultiver l’originalité des rubriques

Il serait possible de créer un cadre de fédération des projets spécifiques .Toutes choses qui encourageraient les donations et parrainages.

  • Assurer la certification des titres

Habituellement, les certifications exigent des Etablissements une mise à jour des annuaires sur 3 à 5ans. Ils doivent s’y engager pour ne pas perdre le titre de leurs différentes formations. Tout ceci pour maintenir sa place au Répertoire National des Certifications Professionnelles, de la Commission des Titres d’Ingénieurs ou de la Conférence des Grandes Ecoles.

  • Valoriser l’exonération

Insister sur les réductions dont bénéficie tout donateur.

Désormais, l’Ancien doit être considéré comme un véritable acteur de promotion et de développement de son Etablissement. Ces liens doivent être préservés pour garantir un futur rayonnant à ces écoles.